Renouvellement de la période d’essai d’un salarié en CDI : quelles sont les conditions ?

Généralement, la période d’essai est comme l’étape primordiale du contrat de travail. Elle permet à l’employeur de juger les compétences de l’employé (au regard de son expérience), nécessitant une appréciation venant de ce dernier, si le poste répond parfaitement à ses attentes. Selon l’article du code de travail, la période d’essai en CDI pourrait être reconduite. Découvrez ci-après les conditions de renouvellement de la période d’essai d’un salarié en CDI.

Le renouvellement doit être prévu dans la convention collective

Principalement, le renouvellement de la période d’essai devrait être prévu obligatoirement par le contrat de travail, et autorisé par un accord de branche étendu applicable, ou par une convention collective de l’entreprise. Dans le cas contraire, le renouvellement de la période d’essai ne sera pas possible, même s’il a été permis par le contrat de travail.

En effet, cet accord de branche ou cette convention collective devrait fixer la durée du renouvellement de la période d’essai et ainsi que les conditions fixées. Selon les dispositions de l’article dans le Code du travail, la durée légale de cette période d’essai serait : de 2 mois pour les ouvriers et les salariés, de 3 mois pour les agents de maîtrise et techniciens, et de 4 mois pour les cadres.

Inclusion de la clause de renouvellement dans le contrat de travail ou la lettre d’engagement

En effet, l’employeur devrait inclure la clause de renouvellement dans la lettre d’engagement ou dans le contrat de travail, détaillant les conditions fixées. Ces conditions impliquent la durée de la période d’essai, le délai, la clause d’exclusivité, etc. En réalité, la période d’essai ne présume pas. Et dans le cas du contrat de travail verbal, ce renouvellement ne pourrait pas avoir lieu.

L’accord du salarié au renouvellement doit être clair et non équivoque

D’abord, le renouvellement de la période d’essai devrait être accepté par le salarié en question, c’est-à-dire qu’il sera fait avec son consentement avant la fin de la période d’essai initiale. L’acceptation serait accordée après la signature de l’employé (sur la lettre de renouvellement) et par l’apposition de la mention « lu et approuvé » et « mon accord est exprès et non équivoque ». En cas de refus, l’employeur pourrait prendre ses propres dispositions à un moment déterminé. 

Dans la plupart des cas, certaines entreprises prévoient d’établir des formalités particulières ou bien un délai de préavis pour le renouvellement de cette période d’essai. De son côté, le salarié devrait avoir assez de temps pour bien réfléchir, dans le but d’émettre une volonté claire et un refus non équivoque. 

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